
Entendu je ne sais plus quand, je ne sais plus qui (ça part bien) dire que pendant longtemps il (ou elle, mais je le mets pas à chaque fois, c'est lourd, on dit que quand c'est marqué "il" ça peut être "elle" aussi, ok ?) s'était autorisé(e) à faire un paquet de conneries, à les répéter même à la perfection, pensant que non seulement il (je me demande si c'est pas Josiane Balasko, ben dans ce cas ça serait "elle") avait plein de temps devant elle pour y remédier, mais qu'en plus il (peut-être Gandhi en fait, rhaaa je sais plus) avait toujours en tête l'idée que ce qu'il (on s'en fout qui c'est, l'important c'est le concept, je me range à l'avis du dictionnaire, le concept c'est masculin, ouais mais le genre c'est une construction tu vois, oui mais non pas chez les concepts) accomplissait là n'était qu'un brouillon d'une vraie vie à venir. Jusqu'au moment où il s'était rendu compte que ben non c'était pas un brouillon, qu'il n'aurait pas le droit de recommencer et de livrer une version propre et définitive. Inutile de dire que je me suis largement reconnue dans ces propos (que vous auriez sans doute trouvés tout aussi intéressants que moi si vous n'aviez pas été interrompus par toutes ces interrogations perturbantes autour de leur auteur). Ce qui m'étonne c'est la force avec laquelle je me suis persuadée de ce truc totalement irrationnel. Parce qu'il n'est pas question de penser avoir une deuxième vie, la réincarnation, ce trip. Vivre, j'ai juste eu du mal à m'y faire, et surtout à faire comme si ce n'était plus jamais à refaire. Jusqu'au jour où je me suis, moi aussi (comme cette personne précédemment citée qui a préféré garder l'anonymat), rendu compte que tout ça était un leurre. Putain, c'est ça vieillir ? Quelqu'un a une gomme ?
















