dimanche 5 juillet 2009

Second Life


Entendu je ne sais plus quand, je ne sais plus qui (ça part bien) dire que pendant longtemps il (ou elle, mais je le mets pas à chaque fois, c'est lourd, on dit que quand c'est marqué "il" ça peut être "elle" aussi, ok ?) s'était autorisé(e) à faire un paquet de conneries, à les répéter même à la perfection, pensant que non seulement il (je me demande si c'est pas Josiane Balasko, ben dans ce cas ça serait "elle") avait plein de temps devant elle pour y remédier, mais qu'en plus il (peut-être Gandhi en fait, rhaaa je sais plus) avait toujours en tête l'idée que ce qu'il (on s'en fout qui c'est, l'important c'est le concept, je me range à l'avis du dictionnaire, le concept c'est masculin, ouais mais le genre c'est une construction tu vois, oui mais non pas chez les concepts) accomplissait là n'était qu'un brouillon d'une vraie vie à venir. Jusqu'au moment où il s'était rendu compte que ben non c'était pas un brouillon, qu'il n'aurait pas le droit de recommencer et de livrer une version propre et définitive. Inutile de dire que je me suis largement reconnue dans ces propos (que vous auriez sans doute trouvés tout aussi intéressants que moi si vous n'aviez pas été interrompus par toutes ces interrogations perturbantes autour de leur auteur). Ce qui m'étonne c'est la force avec laquelle je me suis persuadée de ce truc totalement irrationnel. Parce qu'il n'est pas question de penser avoir une deuxième vie, la réincarnation, ce trip. Vivre, j'ai juste eu du mal à m'y faire, et surtout à faire comme si ce n'était plus jamais à refaire. Jusqu'au jour où je me suis, moi aussi (comme cette personne précédemment citée qui a préféré garder l'anonymat), rendu compte que tout ça était un leurre. Putain, c'est ça vieillir ? Quelqu'un a une gomme ?

samedi 4 juillet 2009

Always The Sun



Plein soleil





Viva Laldjérie

Viva Laldjérie (2004) :



Cheba Djenet - "Matadjabdouliche":

mercredi 1 juillet 2009

H.I.P. H.O.P.



mardi 30 juin 2009

J'enlève le haut

Deep Throat



Une scène d'exorcisme frénétique sur fond de notes de piano et de vociférations, destinée à faire sortir le démon gay du corps d'un ado, due à l'Eglise des pasteurs de la gloire révélée (Manifested glory ministries), des pentecôtistes du Connecticut, USA. La séance dure normalement une vingtaine de minutes. On y entend: "Nous t'ordonnons de sortir immédiatement, démon homosexuel ! Lâche prise, Lucifer !" ou encore "Arrachez-le de sa gorge".

L'Eglise en question avait d'abord publié cette vidéo sur son compte Youtube, avant de l'enlever devant le tollé provoqué. Récupérée par les internautes et objet de reportages télé, elle continue de courir. Interviewée, le révérend Patricia McKinney précise : "Nous n'avons rien contre l'homosexualité. Nous ne les haïssons pas. Simplement nous sommes en désaccord avec leur style de vie." Avant d'assurer que c'est le garçon qui est venu à eux : "Il s'habillait comme une femme, ce genre de choses. Et il ne voulait pas être comme ça." Scandale, les associations sont au taquet (True Colors prévoyant d'alerter le Département pour les enfants et la famille du Connecticut). Sur la Toile, les réactions s'enchaînent. Et se déchaînent. Un déversement de haine au nom du Lord tout-puissant qui enfonce de loin les débiles fans de Pie XII. Je me suis plongée un moment dans les articles américains, pour au final ne retenir que ce commentaire épuré : "If god wants this than he's a asshole". A force d'être secoué et qu'on lui hurle dans les oreilles, arrive un moment où le gars vomit dans un sac. Si jamais quelqu'un le cherche, on sait désormais où se trouve le démon de l'homosexualité : dans un sac à vomi. Et la connerie ? Elle pisse toujours derrière l'Eglise.

samedi 27 juin 2009

Et j'ai compté en le voyant mes nuits d'automne


jeudi 25 juin 2009

Fête de la musique



mercredi 24 juin 2009

Homosexuality = Beer


Je n'aime pas avoir le choix. Au restaurant, plutôt qu'une carte aguicheuse et débordante de propositions, je préfère le monoplat ou mieux le monomenu (sauf s'il y a de l'agneau). Tout me fait envie, je n'arrive pas à me décider, je préfère qu'on s'en charge à ma place. Du totalitarisme appliqué aux préférences culinaires. Dans la vraie vie qui se déroule en dehors des restaurants, c'est pareil. Incapable d'être ferme. Je pèse le pour, le contre, ça peut durer très longtemps. Et je suis tombée sur ce site. C'est là que les vrais ennuis ont commencé.

De façon aléatoire, deux mots s'opposent, un sur fond noir, un sur fond gris, et il faut cliquer sur l'un pour passer à la paire suivante. C'est donc un site qui se résume à faire un choix. Ça te bouffe du temps, c'est inutile: totalement passionnant. Ainsi, j'ai dû choisir entre Bush/mother, dreams/morality, kissing/the environment, women/ketchup, pornography/famine, prayer/cowboy, hell/radiohead (ah bon, c'est pas pareil ?), etc. De quoi sourire, frémir, un peu réfléchir, et surtout s'entraîner à prendre des décisions irrévocables. Une fois cliqué, c'est cliqué (oui rien de plus). Pendant un moment, c'était facile, je maîtrisais bien l'affaire, j'étais sur la voie de la guérison, ce site m'aidait à devenir adulte : à faire des choix. Quand est apparu ce doublon : homosexuality/beer. Je n'ai pas bougé, les araignées se sont installées dans mes cheveux, le monde s'est écroulé autour de moi et je suis restée dans les décombres face à mon écran.